Au Québec, sortir son portefeuille pour payer son forfait mobile ou Internet, c’est presque un luxe. Pendant qu’en France, un forfait 100 Go coûte 15 € (22 CAD), ici, on paie 50 à 70 CAD pour bien moins de données. Et pourtant, nos réseaux ne sont pas en retard, bien au contraire ! Alors, pourquoi cette arnaque déguisée ?
Un monopole bien huilé qui profite des Québécois
Le problème est simple. Au Canada, trois géants contrôlent tout – Bell, Telus et Rogers. Ce sont eux qui possèdent les infrastructures, ce sont eux qui dictent les prix. Pendant ce temps, en France, des opérateurs comme Free sont arrivés en cassant les prix et en forçant la concurrence. Résultat ? En Europe, on peut avoir de la 5G illimitée pour le prix d’un forfait 10 Go au Québec.
Et ici ? Nos "alternatives" comme Fizz (Vidéotron) ou Public Mobile (Telus) dépendent toujours des antennes des gros joueurs… ce qui limite leur capacité à offrir des prix bas. Bref, on tourne en rond et on continue de payer trop cher.
Le gouvernement joue-t-il vraiment en notre faveur ?
On pourrait croire que le CRTC (l’organisme de régulation des télécoms) veille sur nous. Mais dans les faits, les lois favorisent surtout les gros fournisseurs.
En France, Orange, SFR et Bouygues ont été forcés de partager leurs réseaux avec Free, créant une vraie concurrence et des prix plus bas. Ici ? Les grands opérateurs freinent l’entrée de nouveaux joueurs et facturent un bras aux petits fournisseurs qui voudraient utiliser leurs antennes. Résultat : les prix restent gonflés, et le consommateur trinque.
L’argument bidon du "grand territoire"
Bell et compagnie aiment bien sortir l’excuse du territoire immense : "C’est plus cher au Canada, car on doit couvrir un plus grand territoire que l’Europe !".
Mais soyons honnêtes
90 % des Canadiens vivent près de la frontière américaine, où les infrastructures sont déjà bien développées.En Europe, des pays comme la Finlande ou la Norvège, pourtant très vastes et avec de nombreux territoires isolés, offrent des forfaits bien moins chers. Donc, non, cet argument ne tient pas debout. Ce qui tient debout, par contre, c’est la volonté des fournisseurs de garder leurs marges astronomiques.
Certes, on a de bons services… mais est-ce une raison pour nous voler ?
Soyons clairs, le Canada offre des services de très haute qualité :
✔ Une couverture 5G impressionnante avec Bell.
✔ La fibre optique ultra-rapide (bien mieux que l’ADSL français).
✔ Des services exclusifs comme Crave et Club Illico.
Mais même si on a un bon réseau, est-ce une raison pour payer deux à trois fois plus cher qu’ailleurs ? Absolument pas.
Comment briser ce cercle vicieux ? Si on veut que ça change, il faut
- Briser le monopole et laisser entrer de vrais nouveaux joueurs.
- Réguler les prix comme en Europe.
- Forcer le partage des infrastructures pour créer une vraie compétition.
En attendant, si tu veux économiser, évite les géants et tourne-toi vers Fizz, Vidéotron ou Public Mobile, qui offrent les forfaits les plus abordables.
Conclusion : on se fait avoir, et il est temps que ça change
Au Québec, on a un réseau moderne, mais les prix sont dignes d’un hold-up en plein jour. Pendant que les Européens profitent de forfaits abordables, nous, on se vide les poches chaque mois.
Pourquoi les forfaits sont-ils si chers au Québec comparés à l’Europe ?